Interview

NawTous les photographes qui suivent l’actualité sportive, vous le diront : parfois les sujets s’enchainent sans qu’on ait le temps de les appréhender correctement.

Quel est votre statut actuel ?

Je suis photographe indépendant,

Avez-vous un domaine de prédilection ?

Mon secteur de prédilection reste l’événementiel et le sports.

Que deviennent vos images une fois finalisées ?

J’ai mon réseau de clients, qui pour certains achètent des photos au coup par coup et pour d’autres me missionnent pour couvrir un besoin régulier.

Dans vos images, que cherchez-vous à faire passer ?

Ce qui m’intéresse, c’est de montrer et de faire ressentir à travers mes images l’émotion que j’ai eue pendant l’évènement. Quand j’arrive à sortir une image qui traduit ce que j’ai ressenti, je suis content ! Mais l’essentiel, c’est l’émotion.

Techniquement, la photographie de sport est-elle compliquée ?

Je ne dirais pas que c’est ce qu’il y a de plus difficile, mais il se passe beaucoup de choses. Il faut être attentif à l’action. Au niveau technique, ce n’est pas particulièrement facile, surtout lorsqu’il y a à la fois peu de lumière et du mouvement. Dans ce genre de situation, maitriser la technique est indispensable.

Avec quel matériel travaillez-vous aujourd’hui ?

Etant donné que je travaille qu’en Raw, il faut pouvoir stocker ! J’ai déjà un serveur de sauvegarde de 6 téraoctets à moitié plein ! Coté objectifs, rien de particulier : j’ai un 50 mm f1,4 que j’adore, un 14-24 mm f2,8, un 24-70 mm f2,8, un 70-200 mm f2,8, 300 mm f2,8 et deux Boitier Nikon D3s et D3

Ne voyez-vous aucun avantage à travailler en numérique ?

En passant au numérique, je me suis vite rendu compte que je ne pouvais pas travailler de la même manière. Si, cela permet plus de mouvement ! La tension est différente et on peut aller vers quelque chose de plus énergique. Le fait qu’il n’y ait plus d’interruption pour changer de film modifie aussi la manière de travailler. Aujourd’hui, ça ressemble plus à une sorte de sprint.

Votre première accréditation ?

La photo de sport est très compliquée car il vous faut le plus souvent une accréditation pour entrer. Or, celle-ci est difficile à obtenir tant qu’on n’a pas de parutions … Dans mon cas, j’ai montré quelques images ou j’étais entrée sans problème et qui ont été publiées.  Beaucoup d’amateurs pleurent pour le sésame, prétextant qu’on ne peut pas prendre de bonnes photos depuis les espaces publics. Aujourd’hui encore, il m’arrive fréquemment de me fondre à la foule pour prendre des clichés sous des angles plus originaux. Et il me semble important de ne pas se couper du public lorsqu’on fait du reportage photo….

Les publications suffisent-elles à assurer l’avenir, à garantir les prochaines commandes ?

Malheureusement pas. Il faut constamment rappeler aux attacher de presse qu’on existe.

Propos recueillis par
Bastien ARMAND

New site : http://www.patricevoisin.fr/